voir le monde autrement


prendre le temps de voir le monde autrement

C’est souvent en regardant ailleurs que l’on trouve quelque chose d’intéressant. C'est un peu comme lorsque l'on perd un objet. On a beau chercher dans tous les recoins, on finit souvent par retomber dessus au moment où on ne le cherche plus. Et dire qu’on l’avait sous le nez ! Dans la précipitation on avait oublié l'essentiel : prendre le temps de se mettre de côté. 

Il faut se situer hors cadre pour voir ce que contient véritablement ce cadre. La réalité est toujours partielle lorsque l'on est acteur de la scène. Comprendre ce qui se met en place dans notre société nécessite de se mettre de côté.  

Se situer ainsi a quelque chose de passionnant. Il n'y a que de là qu'il est possible de voir le monde autrement. Ce que je vois me cache toujours quelque chose qui est derrière ce que je vois. C'est là qu'apparaissent les premières perturbations des évidences. Rien n'est fixé, tout est permis. Tous ces défis qui s'imposent à notre civilisation, qu'ils soient politiques, économiques, écologiques, sociaux, éducatifs, etc., trouveront des réponses que si nous sommes capables d'aller par-delà ce que nous savons déjà. Mais il faut reconnaitre aussi qu'il n'est pas évident de prendre le recul nécessaire pour voir et comprendre la société actuelle, faute de temps. Quoi de plus logique après tout dans une société de l'urgence ? 

 

 

 

de l'indocilité réfléchie

Nous ne pouvons pas seulement nous contenter de faire le constat du malaise dans notre société. Pourtant comprendre la complexité du monde actuel n'a jamais été urgent à un moment où les enjeux pour inventer demain n'ont jamais été aussi élevés qu'aujourd'hui. Je donne chaque année différentes conférences dont chacune traite d'un thème particulier dont chacun a pour ambition d'éclairer avec discernement la question "que sommes-nous devenus ?". Il n'y a pas une réponse possible. Il existe d'ailleurs tout un tas d'autres conférences qui ont la même ambition. Mais la plupart ne sont que des commentaires sur l'actualité. Mon ambition n'est pas de commenter l'actualité. Le commentaire n'apporte rien de plus dans une société du commentaire. Le commentaire n'interroge pas le fond du problème, il se contente seulement d'appeler à d'autres commentaires. 


C’est souvent en regardant ailleurs que l’on trouve quelque chose d’intéressant. Un peu comme pour un objet perdu sur lequel on finit par retomber au moment où on ne le cherche plus, à force d’avoir examiné tous les recoins en vain… Et dire qu’on l’avait sous le nez. Il faut se mettre de côté, se situer hors cadre, pour se donner les moyens de voir le contenu du cadre dans son ensemble et être mieux en mesure de le voir d'une manière différente. Se situer ainsi a quelque chose de passionnant. Il n'y a que de là qu'il est possible de voir le monde autrement. Ce que je vois me cache toujours quelque chose qui est derrière ce que je vois. C'est là qu'apparaissent les premières perturbations des évidences. Rien n'est fixé, tout est permis. Tous ces défis qui s'imposent à notre civilisation, qu'ils soient politiques, économiques, écologiques, sociaux, éducatifs, etc., trouveront des réponses que si nous sommes capables d'aller par-delà ce que nous savons déjà. Mais il faut reconnaitre aussi qu'il n'est pas évident de prendre le recul nécessaire pour voir et comprendre la société actuelle, faute de temps. Quoi de plus logique après tout dans une société de l'urgence ? Pourtant comprendre la complexité du monde actuel n'a jamais été urgent à un moment où les enjeux pour inventer demain n'ont jamais été aussi élevés qu'aujourd'hui. Je donne chaque année différentes conférences dont chacune traite d'un thème particulier dont chacun a pour ambition d'éclairer avec discernement la question "que sommes-nous devenus ?". Il n'y a pas une réponse possible. Il existe d'ailleurs tout un tas d'autres conférences qui ont la même ambition. Mais la plupart ne sont que des commentaires sur l'actualité. Mon ambition n'est pas de commenter l'actualité. Le commentaire n'apporte rien de plus dans une société du commentaire. Le commentaire n'interroge pas le fond du problème, il se contente seulement d'appeler à d'autres commentaires. 

En pratique. Ces conférences s'adressent aux professionnels et aux étudiants désireux de mieux comprendre la complexité du monde actuel. Toutes mes conférences reposent sur un même cadre, un même axe, une même approche et une même finalité. Chaque thématique est livrée dans un format conférence ou séminaire en français, et la durée peut être ajustée selon les impératifs. Ces conférences sont des propositions. Aussi il est toujours possible d'échanger ensemble pour envisager d'autres voies de réflexion.

un cadre

Besoins et désirs sont trop souvent retenus comme les deux facteurs fondamentaux pour expliquer ce que nous sommes. Mais ils sont pas suffisants. Il faut consentir que ce qui se dit sur le divan du psychologue ou du psychanalyste doit être mis en relation avec les changements qui s'opèrent dans notre société. Je ne connais personne qui soit ni heureux ni malheureux par hasard. Ces changements à grande échelle ont un impact sur nos pratiques, c'est-à-dire sur nos manières de penser, de dire et d'agir. Mais ce n'est pas non plus suffisant si l'on veut comprendre les pratiques actuelles. Il est insatisfaisant d'expliquer l'actualisation de nos pratiques par leur actualité. Il faut donc un cadre qui soit plus grand encore, un cadre plus universel. Libéralisme et globalisation constituent, je crois, un cadre formidable et puissant pour analyser ce que nous sommes devenus et ce que nous faisons. Ils sont bien plus que des politiques économiques, ils sont des vérités quasi-universelles aujourd'hui et ils constituent une sorte de trame à cette nouvelle économie psychique qui est en train de se mettre en place. A partir d'eux, il est possible d'analyser chacune de nos pratiques individuelles et collectives.

un axe 

La consommation est l'un des axes forts que j'ai retenu pour concevoir ces conférences parce qu'elle est la trame de notre culture occidentale. Elle n'est plus juste alimentaire. Elle concerne tous les domaines d'activités ordinaires : l'amour, le sexe, l'écologie, la santé, la sécurité, l'éducation, la technologie, la politique, l'immigration, etc. Son omniprésence permet d'analyser les tensions qui existent dans les différents rapports que chacun entretient avec soi-même, les autres, aujourd'hui, et les manières dont nous abordons demain pour l'inventer.

une approche

La complexité du monde actuel ne nous permet pas de nous couper des explications du physicien, de l'économiste, du politologue, de l'écologue, de l'anthropologue, du sociologue, du psychologue, etc. Tous ont raison et leurs explications sont indispensables. Mais il faut aussi admettre qu'aucun ne parvient à dire les changements qui sont en train de se produire parce qu'ils les débitent en autant de parties qu'il existe de disciplines distinctes. Il faut donc prendre de la hauteur, appréhender les choses en grand. La philosophie est ici utile parce qu'elle fait fit de ces séparations disciplinaires. C'est pourquoi ces conférences adoptent sans limitation les savoirs des sciences humaines et sociales, des sciences de gestion, des sciences politiques, et de toute autre discipline capable de nous aider à mieux comprendre ce que nous sommes devenus.

une finalité

Savoir ce que nous sommes devenus est essentiel pour comprendre le monde actuel afin de pouvoir s'ajuster aux attentes et trouver des solutions rapides aux problèmes qui surgissent. Mais cette finalité est managériale, elle n'envisage pas le long terme. Or, les problèmes actuels exigent de dépasser ce contentement de l'immédiateté. Ces conférences sont autrement une invitation à la créativité pour inventer demain. C'est une manière de dire "voilà ce que nous sommes devenus, à vous de voir ce que vous voulez en faire et à vous de voir ce que voulez pour demain". Je ne fais que convier à penser autrement. Je conçois l'autrement comme une invitation à aller par-devers soi, à ne pas réduire la pensée au déjà pensé. Sinon comment pourrions-nous être autrement que ce que nous sommes déjà ?