Je m'appelle Yohan Gicquel. J'ai commencé ma carrière comme directeur marketing et directeur de marques au sein de grands groupes français et internationaux. De cette première expérience, j'ai publié une vingtaine de livres sur le marketing, la communication et le comportement du consommateur. J'ai reçu à ce titre la médaille de l'Académie des Sciences Economiques et Commerciales. 

Aujourd'hui je suis Maitre de conférences à l'Université de Reims.  Aujourd'hui tout ce travail fait l'objet de publications dans des revues scientifiques internationales à comité de lecture et d'actes de conférences en France et à l'étranger. 

Tout mon travail, pour faire simple, c'est une manière de dire "voilà ce que nous sommes devenus et à vous de voir ce que vous voulez en faire". Je ne fais que convier à penser autrement où l'autrement est une sorte d'invitation à aller par-devers soi, à ne pas réduire la pensée au déjà pensé, à rendre la pensée différente d'elle-même, afin de ne pas se contenter du constat d'un malaise dans notre civilisation et d'avoir le courage de notre responsabilité. 

Tout ce travail n'est donc pas déconnecté de la réalité. Il n'est pas juste théorique. Bien au contraire. Il me permet notamment au travers de consultations auprès d'organisations marchandes, associatives et gouvernementales, de leur dire "voilà votre part de responsabilité dans les enjeux qui se présentent aujourd'hui à nous et voilà comment vous pourriez participer avec authenticité et éthique à inventer demain".

 Mon travail a également trouvé une application particulière, inattendue même, en Algérie. Cela fait maintenant près de dix ans que je me rends en Algérie. Bien plus qu'un payse où j'effectue de simples visites, j'envisage l'Algérie comme un pays qui, par sa culture et sa mythologie si particulière, m'a adopté. Je suis régulièrement invité dans plusieurs Universités et institutions algériennes afin de livrer mon regard sur cette Algérie que j'ai vu changer d'une manière passionnantes et inédites, et sur le rapport que les jeunes algériens entretiennent avec eux-mêmes, leur pays et la culture de consommation occidentale, et ce que tout cela implique pour inventer l'Algérie de demain.